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Gratte-Ciel centre-ville : comment concilier un centre-ville dense et une bonne qualité de vie ?

Comment créer de nombreux logements et équipements publics tout en proposant un cadre de vie agréable face à des étés de plus en plus chauds ? Dans la ZAC Gratte-Ciel centre-ville, qui accompagne l’élargissement du centre-ville de Villeurbanne, cette question a été intégrée dès la conception du projet : dans la forme du quartier et des bâtiments, mais aussi dans la place accordée à la végétation, à l’eau et aux espaces extérieurs.

Villeurbanne grandit. Avec plus de 163 000 habitants, elle est aujourd’hui la 16e ville de France. Cette évolution crée de nouveaux besoins en logements : pour accueillir de nouveaux habitants, mais aussi pour accompagner les différentes étapes de la vie des Villeurbannais, lorsqu’un jeune quitte le domicile familial, qu’un ménage s’agrandit ou souhaite accéder à la propriété.

C’est dans ce contexte que s’inscrit Gratte-Ciel centre-ville. Le projet vient prolonger le centre-ville existant sur 8 hectares, avec plus de 900 nouveaux logements, mais aussi des commerces, équipements et espaces publics.

Construire un centre-ville implique nécessairement une certaine densité. L’enjeu est donc de trouver le bon équilibre entre cette intensité urbaine et le confort de celles et ceux qui y habiteront ou le fréquenteront.

Une architecture pensée avec le climat

Cette recherche de confort commence par la manière dont le quartier et ses bâtiments ont été dessinés.

Dès la conception du projet, des études ont notamment permis d’observer l’ensoleillement, la lumière et la circulation de l’air dans le futur quartier. Elles ont nourri une approche dite bioclimatique du plan de composition urbaine : autrement dit, une façon de concevoir les bâtiments en tenant compte de leur environnement, de leur orientation et de leur exposition au soleil.

Concrètement, le projet évite de créer un front continu de bâtiments de même hauteur, dans l’esprit des Gratte-Ciel historiques. Le plan alterne régulièrement des tours de 11 à 15 étages et des bâtiments plus bas, d’environ 4 étages, disposés de façon décalée pour ménager des ouvertures entre les volumes. Cette composition, renforcée par les retraits en gradins et les terrasses, favorise la circulation de l’air et l’ensoleillement naturel, tout en ouvrant les perspectives et en limitant les vis-à-vis trop directs.

L’enjeu est donc de travailler la densité plutôt que de la subir : construire un véritable centre-ville, avec l’intensité qui le caractérise, tout en intégrant dès la conception des bâtiments des solutions favorisant le confort au quotidien. Plusieurs orientations pour les logements, espaces extérieurs privatifs, toitures végétalisées, ombrières ou brise-soleil participent ainsi à cette recherche d’équilibre.

Perspective du Macro-lot B réalisé par Quartus

Des arbres et des espaces plantés à différentes hauteurs

Gratte-Ciel centre-ville prévoit près de 3 hectares d’espaces publics et la plantation de 300 arbres à terme. L’avenue Simone-de-Beauvoir, dans le prolongement de l’avenue Henri-Barbusse, sera par exemple accompagnée d’un alignement d’arbres de haute tige. En grandissant, ils formeront progressivement une canopée et apporteront davantage d’ombre aux piétons.

Mais le végétal ne sera pas présent uniquement dans les rues. Il trouvera également sa place au cœur des immeubles, sur certaines terrasses et sur les toitures.

Sur le macro-lot B*, par exemple, un vaste espace commun extérieur sera aménagé pour les habitants au-dessus du socle du bâtiment. Il associera un espace boisé, un verger, un jardin partagé et différents lieux pour se retrouver ou se reposer. Le boisement situé au nord a notamment été pensé pour apporter de l’ombre et davantage de fraîcheur pendant les périodes les plus chaudes.

Sur le macro-lot A**, par exemple, un passage planté en pleine terre reliera le cœur de l’îlot au cours Émile-Zola. Les plantations pourront y prendre directement racine dans le sol, ce qui permet d’accueillir une végétation plus développée et de favoriser l’infiltration de l’eau de pluie.

Plutôt que de concentrer toute la végétation dans un seul grand espace, le projet cherche ainsi à faire entrer le végétal à différentes échelles du quartier : le long des rues, dans les cœurs d’îlots, sur les terrasses ou encore autour des logements.

(À illustrer par 1 à 2 perspectives du projet montrant la présence du végétal à différentes échelles : par exemple l’avenue Simone-de-Beauvoir plantée + un cœur d’îlot ou une terrasse végétalisée.)

* Promoteur Quartus et architectes ANMA/DND/FAYE
** Promoteur COGEDIM et architectes COSA/VERA/ATELIER 131

Photo d'un piéton sur l'esplanade ombargée Agnès Varda
esplanade Agnès Vardra ©Lecardronnel

Mieux utiliser l’eau et les ressources

L’adaptation aux fortes chaleurs passe également par une autre manière de penser les sols et l’eau.

Dans une ville dense, une grande partie de l’eau de pluie ruisselle sur les surfaces imperméables avant d’être évacuée. À Gratte-Ciel centre-ville, le projet cherche donc, lorsque c’est possible, à laisser davantage l’eau pénétrer naturellement dans le sol.

Cela passe notamment par la présence d’espaces de pleine terre, qui permettent de favoriser l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol.

Les eaux de pluie seront collectées puis dirigées vers des zones d’infiltration aménagées dans le sous-sol. Elles pourront ainsi pénétrer progressivement dans la terre plutôt que d’être directement évacuées vers les réseaux. L’objectif : favoriser leur retour vers la nappe phréatique et préserver le cycle naturel de l’eau.

Au croisement de l’esplanade Agnès-Varda et de l’avenue Simone-de-Beauvoir, un dispositif de brumisation viendra créer un espace à la fois rafraîchissant et ludique. Une partie fonctionnera automatiquement à certaines périodes de la journée, tandis qu’une autre pourra être déclenchée directement par les usagers grâce à un bouton. Le dispositif s’adaptera aux saisons et aux températures, pour être utilisé lorsque les conditions le justifient.

Et sous terre, une autre ressource : la géothermie

Le sous-sol peut aussi contribuer au fonctionnement énergétique du futur quartier. Pour les commerces et les équipements publics situés en rez-de-chaussée, la géothermie sera utilisée pour chauffer et rafraîchir les espaces. Le principe : utiliser la chaleur naturellement présente dans les eaux souterraines afin de limiter les besoins en énergie et le recours à la climatisation.

Penser le confort à toutes les échelles

Face aux épisodes de fortes chaleurs, la réponse ne repose pas sur un dispositif unique, mais sur la manière dont l’ensemble du quartier a été conçu. Forme urbaine, circulation de l’air, végétation, gestion de l’eau ou encore géothermie ont été pensées de façon complémentaire pour améliorer le confort au quotidien. À Gratte-Ciel centre-ville, l’adaptation aux évolutions climatiques fait ainsi partie intégrante de la conception du futur cœur de ville et de la qualité de vie recherchée pour ses habitants et ses usagers.

 

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